Parfois, lorsque les circonstances s’obstinent à être contre moi, j’essaye de les transformer en courants d’air. Mentalement, s’entend. Après, cela ne veut pas dire que je ne me lève pas pour aller fermer les fenêtres, non, mais je le fais dans le calme, en évitant de considérer que oui, forcément, la bise va se transformer en tornade. Et si je fais cet exercice, c’est parce que je me connais un peu. Je me sais capable de faire d’un problème (attention il y a problème et problème bien sûr!) une obsession, de cristalliser la chose dans ma tête, dans mon corps, et ça devient pour le coup, totalement irrespirable. Et quand un problème s’ajoute à un autre, je redouble de vigilance. Car finalement la résonance du problème vient surtout de l’importance qu’on veut bien lui accorder (j’insiste sur le fait qu’il y a tout de même problème ET problème.) Je ne vous dis pas que je suis toujours assez souple pour parvenir à mes fins, ni même que ma gymnastique ne me laisse pas parfois quelques courbatures, mais qui ne tente rien n’a rien. Et j’ai un penchant pour la ténacité. Trop parfois.
Tout ça pour vous dire que tout est affaire de perception. C’est ce que nous explique Ruwen Ogien, chercheur au CNRS dans son livre au merveilleux titre: « L’influence de l’odeur des croissants chauds sur la bonté humaine. » Un ouvrage incroyablement pertinent qui ne cesse de faire sourire tant ce qui y est dit, est juste là où cela pourrait sembler scandaleux. Un recueil de problématiques qui nous laisse égarés devant notre façon de percevoir le monde et les êtres. Sommes-nous dans telle ou telle situation, des monstres ou des saints?? Allez jeter un oeil, vous allez être surpris…








